Tom Clancy’s HAWX – Le test
Bon et bien voilà, il est enfin là, je l’ai attendu si longtemps, plein d’espoir et tout et tout, et il est enfin là. Forcément, comme j’aime bien gratter , je me suis rendu hier soir, veille de la sortie du jeu, chez Micromania, en compagnie de Seraph qui voulait prendre son exemplaire. Bref, ça, c’est ma life, et j’ai promis dans mon Edito que je ne raconterais pas ma vie sur mon blog.
Je me lance donc de ce pas dans mon test.
Tom Clancy’s Hawx, qu’es aquo? C’est le petit nouveau de chez Ubisoft (pas le stagiaire affecté aux photocopies hein), un jeu de simu d’arcade, de la pure arcade, même puisque cette fois, il s’agit de combat aérien moderne. On incarne donc un pilote, au sein de l’escadron HAWX de l’armée américaine. Comme tous les scénarii de Tom Clancy, ça se passe dans un futur proche. L’action se déroule donc entre 2012 et 2020 à peu près. Pourquoi si longtemps? Pour le scenario, justement. En 2012, la signature des accords de Reykjavik autorise les SMP (sociétés militaires privées) à oeuvrer en signant des contrats officiels avec les différentes puissances mondiale. L’escadron HAWX de l’armée de l’air est donc vite désagregé, question d’argent, comme d’hab. L’équipe HAWX se retrouve donc au sein de la SMP la plus puissante et la plus riche du moment, Artemis. Je n’en dit pas plus sur la trame scénaristique; n’étant pas très développée, et où les quelques retournements de situation sont prévisibles (étaient prévus, pour ma part ce qui fait que je ne me suis jamais fait surprendre, d’où ma grande blasitude… oui, blasitude, ça existe!). Profitez donc de l’histoire par vous même, mais honnetement, si je l’écrivais en détails, ça donnerait 4 pages A4 en verdana taille 12… c’est dommage, d’autant plus que Tom Clancy est tout de même un romancier reconnu. Bref.
Le gameplay
Maintenant que les présentations sont faites et les premières critiques données, on peut entrer dans le vif du sujet. Le gameplay de ce jeu est simpliste, trop, peut-être. On est bien loin d’un Lock-On ou d’un IL-2, mais c’est normal, on est sur un jeu arcade. La façon de jouer se divise en deux parties, comme quoi, ça doit être la mode en ce moment (voir le test d’Empire Total War plus bas). La première, hmmm c’est du pur Ace Combat (la franchise connue et reconnue, qui est fort sympathique graphiquement, au détriment d’un scénar aussi pourri que ceux de Plus Belle La Vie. Donc c’est simple. On peut accelerer, décélérer, monter, descendre, faire des loopings, doser le tout avec un peu de roulis (trim pour les intimes). C’est un jeu d’avions, quoi. Dans ce mode de jeu, trois vues sont disponibles. La vue standart, de derriere son avion, qui m’insupporte au plus au point, ca encombre (comme d’hab) l’écran, au final on ne voit rien. La deuxieme vue est un simple mode viseur où seul l’horizon artificiel, l’altimetre et l’anémomètre apparaissent, pour une clarté d’écran presque total. Et la troisieme est la vue cockpit. Cette derniere est ma préférée, plus immersive, certes l’écran est obstrué en bas, cependant on a une parfaite visibilité en faut et sur les cotés, et c’est ce qui est important dans un avion de chasse, étant donné que pour se diriger sur un point en mouvement, on s’arrange toujours pour l’avoir au centré au dessus de soi, jusqu’à être aligné totalement. Bref. Ca c’étaient pour les vues. Comme je l’ai dit, on peut modifier sa vitesse de vol, c’est à dire que l’avion reste toujours en vitesse de croisiere, on peut juste commander la post combustion pour accellerer, ou sortir les aérofreins pour freiner. C’est basique et irréaliste, mais bon, depuis les Ace combat, on a l’habitude. Pas d’atterrissage, ni de décollages, donc, pas la possibilité de rester à niveau d’un gros porteur qu’on escorte par exemple, mais bon, c’est comme ça. Coté armement, c’est du même accabit que d’habitude, avec cependant beaucoup de réalisme. Exit les missiles abherants de Ace Combat. La seule chose qui restera irréaliste est le fait que pour dezinguer un avion, il faille deux missiles, et pour se faire avoir, n’en parlons pas. Deuxieme chose regrettable, les avions peuvent emporter jusqu’a 80 missiles en mode Elite, celui où l’on est censé en avoir un nombre limité…
Passons au deuxieme mode. Alors celui là, fait raler pas mal de monde, Seraph y compris. C’est ce qui est appelé, le mode manuel. Il faut savoir que dans le scénario du jeu, les avions sont équipés de systemes éléctroniques qui limitent les pilotes dans leurs actes, pour éviter les désagrément tels que le décrochage, ou pour éviter d’encaisser trop de G. Mais bon, un pilote qui ne prend pas de risque est un pilote mort. C’est pourquoi il est possible de désactiver cette “aide au pilotage”, et passer en mode manuel. Concretement, ca fait disparaitre pas mal d’informations à l’écran. Plus de cockpits, plus d’instruments. La vue passe en vue exterieure assez éloignée, pour donner un beau visuel d’ensemble très cinématographique, cette vue n’est pas modifiable est s’avère parfois génante, étant donné qu’elle se base le plus souvent possible sur seulement trois points de repères: Le sol est toujours en bas, l’avion du joueur est toujours visible, et la caméra pointe le plus souvent possible sur la cible actuelle du joueur. Je mettrai une vidéo à la fin pour que vous voyiez ça par vous mêmes. Au final, ça donne une jouabilité légèrement plus complexe, et un petit temps d’adaptation est nécessaire au début. Après, c’est selon le joueur. Pour ma part, ça m’a pris 10 minutes. D’autres galereront bien plus longtemps. En terme de gameplay pur, le mode manuel permet au joueur d’effectuer des manoeuvres qui seraient impossibles en mode assisté. Il est possible de décrocher, de déraper (oui, un avion dérape dans l’air en tournant, à cause de la force gyroscopique et de l’inertie), et donc de prendre des risques pour prendre l’avantage sur l’ennemi. Rien ne vaut un dérapage sur 180 degrés pour s’alligner en deux secondes sur une cible qui était derriere soi. C’est une marque de fabrique à laquelle j’approuve fortement, l’idée est bonne et bien pensée, malgré les quelques défauts qui peuvent apparaitre. Rien n’oblige de s’en servir, mis à part dans une mission.
Pour revenir sur le mode assisté, il est possible de demander à l’ordinateur de bord de calculer une trajectoire d’interception sur la plupart des cibles. Une sorte de couloir apparait à ce moment là, et il suffit de rester dedans, pour se retrouver derriere l’ennemi. Sympa, mais sans plus, je ne m’en suis pas servi, certaines interceptions prenant trop de temps, et dans ce jeu, on n’a jamais de temps.
Et c’est là un des points forts du titre. Il y a toujours urgence. Ce n’est pas un jeu bête où il suffit de pourrir tous les ennemis de la carte pour finir la mission. Là, non. Les ennemis sont souvent en grand nombre, sur mer, sur terre, et dans les airs. Ils ont souvent un objectif, et il faut donc choisir sa cible promptement. Et là, on se retrouve dépassé, il y a dix choses à faire en même temps, des ennemis qui sont en train d’infliger des degats à ce que l’on protège, mais que l’on doit soudain délaisser pour détruire de nouvelles cibles prioritaires. En gros, il faut être doué, ne pas perdre de temps, sinon, c’est foutu. Celà dit, et ça sera mon nouveau regret, l’IA n’est pas très poussée, et finir la carriere en mode Elite, le niveau maximum, ne m’a pris que quelques heures. Les missiles ne sont pas vraiment génants, il est trop aisé de les éviter. Mais disons que pour pallier à ce défaut, le systeme d’expérience et de niveaux permet de donner une raison de plus pour refaire la campagne, ou des missions. En effet, à chaque niveau franchi, on débloque un ou plusieurs avions, et de nouveaux systemes d’armements. La campagne en Elite se finit a peu près au niveau 21, il y a 40 niveaux en tout. Même si détruire une cible donne un peu d’xp, ce qui sera le plus lucratif sur ce point sera d’accomplir les défis, dont énormément sont très difficiles à réaliser.
Le mode multijoueur est limité, mais offre une perspective de jeu plus attrayante, puisque le joueur ne peut choisir que ce qu’il a déjà débloqué pendant ses parties en solo ainsi qu’en multi. C’est le même profil de joueur, avec le meme grade, la meme barre d’xp, et il est donc possible de gagner des niveaux en multi. Là encore, les frags et les défis permettront de prendre de l’expérience. Seuls deux modes de jeu sont dispo en multi, pour l’instant. Un Team Death Match, pouvant aller jusqu’a 4 vs 4, un mode qui permet de se retrouver face à des adversaires au moins trois fois plus balezes que les meilleurs pilotes de l’IA du jeu. le deuxieme mode est tout simplement génial, puisque c’est la campagne en mode coopération, avec un niveau bien plus élevé qu’en difficile, étant donné que le nombre et la puissance des adversaires change en fonction du nombre de joueurs sur la partie. Une très bonne idée, pour une rejouabilité un peu plus poussée, du coup.
Son et lumière
Coté musique, la bande sonnore est tout ce qu’il y a de plus basique. Coté voix, on a le droit à de bonnes traductions dans l’ensemble, mis à part certainement le “got it” du “bien compris” qui a été traduit par “bien pris”, ainsi que les anglicismes d’aviation qui sont superbement repris avec l’accent parisien. Ainsi, un Bogey (terme qui désigne une cible, dans le jargon des pilotes), est prononcé honteusement “bauguai”, et là, ça fait mal. Sinon, ça cause tout le temps, les autres pilotes sont toujours en train de dire ce qui va, et ce qui ne va pas, les missiles esquivés, les tirs réussis, et surtout, les décrochages du joueur. Oui, en mode manuel, on peut décrocher. Même quand on sait ce qu’on fait, on entend un pauvre gars beugler dans son micro “stabilisez et reprenez de l’altitude!” jusqu’à ce que la situation soit bien en main. Un peu génant, quand comme moi on ne joue pratiquement qu’en mode manuel…
Graphiquement, y a rien à dire, c’est beau, c’est bien optimisé, il y a une légère différence en directX 10 mais elle n’est pas énorme, mis a part pour les rayons de lumières, et les effets volumétriques (fumée, nuage, brume). C’est du tout beau, et ça ne rame pas, les trainées de fumée restent un petit moment avant de disparaitre, du coup, le visuel est très impressionnant quand de nombreux missiles se sont croisés pour rejoindre leurs cibles respéctives. Le sol est directement tiré du Geoeye de Google, ce qui donne de très beaux décors, tant qu’on reste a une distance respectable du sol.
Bilan noté:
Graphismes: 18/20 C’est beau et ça marche bien. la modélisation des avions est très soignée, les unités au sol et sur mer un peu moins. Le design des maps est bien choisi. La seule chose que je regrette beaucoup est l’absence de vrais débris tombant des avions abattus. Ils explosent, un point c’est tout.
Scénario: 8/20 Pour la forme, et pour justifier les quelques lignes de synopsis.
Son: 13/20 Des erreurs et des redondances qui pourrissent un peu le jeu.
Gameplay: 13/20 pour le Ace Combat fan qui ne saura pas prendre en main le mode manuel. 19/20 Pour celui qui se trouve dans le cas contraire.
Durée de vie: 14/20 La campagne est courte, mais le jeu se rattrape sur un mode multi fort sympatique.
Total: 13/20 pour le premier cas. 14.5/20 dans le deuxième.
Et en bonus une petite vidéo qui montre les deux modes de jeux, vous les reconnaitrez.
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Ouais ! Excellent jeu ! Malgré ses défauts
Et après on se fait un 8 4 0 ? *mdr*